[ Quelques articles écrits soit dans le Quotidien de Paris (80%), soit sur le système Missive de France Câbles et Radio , entre 1991 et 1996. Notez que le protocole de courrier électronique de l'époque n'acceptait pas les accents (NOTE: ils ont été reaccentués par l'IA de Deep Seek en juin 2026). Ils sont livrés ici tels quels, sans SR et certains sans accents, à titre de documents historiques, et aussi pour retrouver l'ambiance des années 90 ]
N.I.N.
A PARIS ou VOYAGE AU PURGATOIRE
Lors de mon passage à Paris, j'ai remarqué les affiches annonçant le concert parisien du groupe américain Nine Inch Nails Broken.
Et comme j'ai vu leur concert à Los Angeles mardi dernier au Hollywood Palace (je ne m'en suis toujours pas remis), je m'en voudrais de ne pas vous signaler cet événement.
Si vous appréciez le rock puissant, à la manière de feu Magma (cf. Mekanik Destruktiv Kommandoh) ou du Led Zeppelin IV, AC-DC première mouture ou Motörhead des années 1979, ne manquez pas le concert de Nine Inch Nails et de son compositeur Trent Reznor dont la puissance apocalyptique, la folie et le volume effaceraient même le tonnerre d'une charge de la Panzer Division sur Stalingrad.
Trent Reznor, mélange de Baudelaire, de Richard Wagner et de Christian Vander, est fou, génial, inspiré et mystique.
Sa folie "baudelairienne" se mesure surtout sur scène où il est littéralement possédé par un bon millier d'esprits souffrant certainement dans les plus bas niveaux du Purgatoire, voire des premiers niveaux de l'Enfer. Et les musiciens qui l'accompagnent n'ont rien à lui envier, côté folie barbare. C'est du Caterpillar, un tremblement de terre et un F-14 au décollage, cadencés par le pas de charge d'un bataillon RPIMA et par un batteur fou installé à deux mètres au-dessus de la scène.
À mon sens, la musique de Nine Inch Nails est à cette fin de siècle ce que furent les Rolling Stones aux années 60. Un événement.
À ne pas rater.
PIERRE
JOVANOVIC
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